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Année scolaire, semestre et trimestre

Vos questions, nos réponses

Elèves du Tettenhall College

Maîtriser au moins une langue étrangère, voilà le grand défi lancé aux adolescents du monde entier par la globalisation des activités humaines. S’ils n’ont pas quasiment réglé cette question au terme de leurs études secondaires, quand le pourront-ils ? Or seule l’expérience, c’est-à-dire l’interaction avec ceux qui parlent cette langue, en donne le moyen.

Les séjours de longue durée n’ont pas d’égal car ils permettent d’accéder vraiment à la maîtrise d’une langue. La pratique quotidienne de celle-ci pendant plusieurs mois (une année scolaire si possible) inscrit en effet dans la mémoire, de façon indélébile, les automatismes de la communication.

Pour mener à bien une telle expérience, un adolescent doit être prêt à quitter son pays, à s’ouvrir à de nouvelles normes de vie, à faire table rase de ses petites habitudes et de ses préjugés. Curiosité, altruisme, désir de communiquer et de comprendre seront ses principaux atouts ! Plus il s’exprimera, plus vite il apprivoisera cette langue jusqu’à ce qu’elle devienne, non pas un moyen de se faire à peu près comprendre, mais un instrument naturel de pensée.

Au bout de la route, son enrichissement personnel sera tel que sa vie aura pris un tournant décisif !

Conscients de l’enjeu pour leur avenir, les jeunes sont de plus en plus nombreux à envisager le grand saut. Indépendamment du coût de l’opération, les questions qu’ils se posent avec leurs parents sont source de bien des hésitations. Quel est l’âge ou la classe idéal ? Comment les chefs d’établissement se positionnent-ils vis à vis de tels séjours ? S’agit-il de sacrifier une année scolaire ? Y-a-t-il des pays préférables à d’autres ? Quelles sont les qualités requises…? Dans les premières pages de cette brochure, nous commencerons par répondre à ces questions. La nature des séjours de longue durée est assez différente d’un pays à l’autre, et les coûts varient considérablement selon qu’il s’agit d’écoles publiques ou privées, d’accueil en famille (presque toujours bénévoles dans des pays tels que les USA, l’Allemagne et le Mexique) ou d’internat.
Afin de répondre le plus largement possible aux demandes des parents, nous n’avons pas exclu les quelques établissements privés de prestige, très onéreux (en particulier en Angleterre et aux États-Unis) avec lesquels nous entretenons des relations privilégiées depuis de nombreuses années.

Année scolaire ou semestre

- Peut-on effectuer un tel séjour sans «sacrifier» une année scolaire ?

C’est le cas dans quelques pays européens, mais pas encore en France. La question est en débat au gouvernement, et l’on peut aujourd’hui espérer que cette expérience sera validée comme une année scolaire normale dans un avenir plus ou moins proche.

En l’état actuel des choses, il s’agit d’une année sabbatique. Au cours de cette année-là, le jeune doit intégralement se consacrer à son expérience. Au bout du compte, pourvu qu’il soit communicatif, il aura acquis la maîtrise quasi complète de la langue choisie, ce qui est inimaginable dans le cadre d’une scolarité classique. L’année «sacrifiée» se traduit ainsi par la maîtrise d’une langue. A son retour, le chef d’établissement acceptera l’élève dans la classe supérieure à celle qu’il a quittée en partant, s’il n’est pas en phase de redoublement. Dans quelques rares cas, quand l’élève a des résultats scolaires largement supérieurs à la moyenne avant son départ, certains chefs d’établissements valident l’année ou le semestre à l’étranger sans imposer le redoublement.

NB : Il faut également savoir qu’un élève qui termine sa scolarité à l’étranger en obtenant ses « A levels », le baccalauréat international, l’ « Abitur », le « Bachillerato »… voit son diplôme reconnu en France par les universités et les Grandes Écoles (l’obtention du baccalauréat n’étant alors plus nécessaire).

Dernier trimestre, élèves de 4ème et seconde, voir plus loin.

- Un chef d’établissement risque-t-il de s’opposer à un tel projet ?

Une telle attitude est de plus en plus rare, mais le baccalauréat étant encore parfois considéré comme un but en soi, il arrive que certains professeurs ou chefs d’établissement déconseillent la coupure que représente un tel projet.

En la matière, l’enjeu est simple : oui ou non à la maîtrise d’une langue?

Il faut aussi savoir qu’une scolarisation à l’étranger n’est en général plus possible pour les jeunes ayant dépassé 18 ans et quelques mois au moment de leur départ. Au-delà de cet âge, seules les études universitaires ou en école de langues sont possibles et d’une façon générale, leur coût est beaucoup plus élevé. Aux USA, les écoles publiques acceptent difficilement les bacheliers. Nous n’en prenons pas plus de 5 aujourd’hui.

- Y-a-t-il un moment préférable à un autre ?

En théorie, cette expérience n’est pas conseillée avant l’âge de 15 ans car elle exige une forte maturité. Il y a néanmoins de nombreuses exceptions. Une chose est sûre : tous les spécialistes s’accordent pour dire que l’apprentissage d’une langue est d’autant rapide que l’on est jeune.

Les écoles publiques américaines ont émis une réglementation sur ce point : 15 ans minimum au moment du départ ou pas plus de 18 ans et six mois au 31mars de l’année scolaire de départ.

En fait, le moment idéal n’est lié ni à l’âge ni à la classe du candidat (une telle expérience ne peut avoir d’incidence négative sur des résultats scolaires!), mais à sa détermination, c’est-à-dire à sa certitude de pouvoir se détacher de ses parents, de ses amis, de sa culture… pendant une période prolongée. A cet égard, il doit être considéré comme seul juge car, pendant son séjour, contre vents et marées, il dirigera lui-même... son entreprise.

En tout état de cause, les aptitudes de chaque candidat sont examinées avec soin : son niveau linguistique (test linguistique obligatoire pour les écoles publiques américaines, test de connaissance dans les matières choisies dans les écoles privées britanniques et américaines), sa compréhension des efforts qu’il devra faire pour s’adapter à la culture de son pays d’accueil, la qualité de ses motivations, ses résultats scolaires, constitueront les principaux critères permettant d’apprécier l’opportunité de sa candidature.

- En cas de redoublement, un tel séjour est-il recommandé ?

Nous aimerions pouvoir dire oui, mais le niveau linguistique et le livret scolaire de l’élève sont des éléments incontournables dans l’examen d’une candidature pour une année scolaire ou un semestre, en particulier s’il s’agit d’un séjour en école publique aux USA. Aux USA, les élèves d’un niveau faible ont accès aux écoles privées quand ils sont prêts à fournir de réels efforts d’intégration. Les exigences sont moins grandes dans les autres pays.

Passeports et visas

- Est-il plus facile de réaliser ce séjour dans tel ou tel pays ?

Dans les pays d’Europe, aucun permis ou visa particulier n’est requis si le jeune est de nationalité européenne, et les chefs d’établissements sont relativement ouverts à ce type d’expérience. La carte d’identité ou un passeport en cours de validité, associés à une autorisation de sortie du territoire si le jeune n’a pas atteint 18 ans suffisent. Par contre, le jeune doit être placé sous tutelle dans le pays de destination. Pour exercer cette tutelle, Terre des Langues dispose automatiquement d’un responsable de proximité dans les pays mentionnés. En Angleterre, certaines écoles privées exercent elles-mêmes cette tutelle par le biais d’un responsable de l’école.

En Angleterre, Terre des Langues est en rapport avec quelques écoles publiques (accueil en famille), mais surtout des écoles privées (internat essentiellement). Les familles d’accueil sont indemnisées.

En Irlande, Terre des Langues est en rapport avec des écoles publiques, dans la jolie région du Kerry, au sud-ouest du pays. Les familles d’accueil sont indemnisées.

En Allemagne, Terre des Langues est surtout en rapport avec des écoles publiques, particulièrement en Bavière et en Rhénanie. L’accueil des familles est bénévole.

En Espagne, Terre des Langues est en rapport avec d’excellentes écoles publiques et semi-publiques dans la région de Madrid. Les familles d’accueil sont indemnisées.

Aux USA, un visa est requis. Visa J1 pour les séjours en école publique (accueil des familles et des écoles bénévole), visa F1 dans le cadre des écoles privées (détails dans les pages concernées). Dans le cadre des écoles privées, outre les frais de scolarité, les familles sont indemnisées. L’internat est possible dans certaines écoles.

Au Mexique, un visa est requis. L’accueil des familles et des écoles (à l’exception des écoles privées) est bénévole.

Au Canada, Australie et Nouvelle Zélande, Terre des Langues dispose de contacts privilégiés dans d’excellentes écoles (publiques au Canada – à proximité de Vancouver – et privées en Australie et Nouvelle-Zélande. Un visa est requis (voir détails dans les pages concernées). La scolarité et l’accueil en famille sont payants.

Trimestre

Un nombre croissant de chefs d’établissement, en particulier pour les élèves de bon niveau en fin de seconde, autorisent le dernier trimestre à l’étranger sans remettre en cause le passage en classe supérieure.

La qualité des motivations de l’élève, son aptitude à l’autodiscipline, sa capacité à respecter les valeurs éducatives de l’école étrangère font partie des éléments qui permettront d’apprécier l’opportunité de sa candidature.

NB : Aux USA, les trimestres ne sont pas autorisés dans les écoles publiques. Ils ne sont envisageables que dans des écoles privées ou en école de langue et impliquent un visa F1 la plupart du temps. Terre des Langues a sélectionné d’excellentes écoles privées ainsi que quelques écoles de langue grande qualité pour les élèves intéressés.

Dans les autres pays, les écoles avec lesquelles nous sommes en rapport acceptent nos élèves dans le cadre d’un trimestre sous certaines conditions, exposées dans les pages des pays concernés.

Condition d’admission aux séjours

Il est demandé aux candidats de remplir un dossier très complet dans lequel ils justifient leur souhait de se lancer dans une telle expérience. Ils doivent également rencontrer l’un de nos conseillers départementaux en présence de l’un de leurs parents. Les candidats à un séjour aux USA (année scolaire et semestre) sont convoqués ensuite à une réunion préparatoire obligatoire qui se tient en général à Tours courant mai.